Le Sonnet du sud
Caravane sombre sur coucher de soleil
S’éloignant à jamais dans l’éternité jaune.
Si belle que même le tyran, elle détrône
Et le presse de donner sa cape vermeille.
Désert de grains fins ressemblant à une abeille
Sans guère une ombre de la flore et de la faune.
Peu de personnes parviennent dans cette zone
De peur de ne plus rentrer la prochaine veille.
Monstres somnolents, oiseaux terribles et fâcheux
Hantent mon corps, la terre, le soleil et les cieux.
Mais jamais l’espoir ne tombera de ces laides eaux.
Les hommes et les animaux meurent, les fleurs se fanent.
Mais la nature est généreuse, ce n’est guère faux,
Si l’on reste avec deux dromadaires et un âne.
Nina Winspur, 5°2
Inspiré de Paul Klee, Mit zwei Dromadare und einem Ese